13 mars 2009

The sound of silence

La vie s'emmèle les pinceaux, aspire ceux qui ne s'accrochaient pas trop.

Tourbillon, tourbillon,

de nouvelles de projets d'amitiés de pensées

Je ne suis pas loin cependant,

je vous le promets.

 

07 mars 2009

Ennui

-Je m'ennuie.

-Tu as tort.

-J'y peux rien, je suis fatigué de ne rien penser. De ne pas me souvenir, de n'avoir aucune mission à remplir. Personne.

Tu sais, personne à qui sourire. Rien pour ryhtmer les jours, pour ponctuer l'amour. Pas d'amour qui ne soit trop lourd. Pas de rire profond, pas de joie soudaine; bon dieu ce que c'est chiant. La vie défile comme un vieux film sous titré en polonais. Et je m'ennuie.

Je ne veux pas peindre je ne veux pas jouer je ne veux plus penser à tout ce que je ne sais pas. Je ne veux pas me croiser. La vie m'ennuie je te le dis, la vie m'épuise à l'infini. Et toi tu t'en fous.

-Ouais.

05 mars 2009

Minuit moins cinq

La grêle sur nos épaules, le froid au bout des doigts, le soleil sur les joues, plus rien n'importera.

Ce sera la fin du monde et le monde naîtra.

L'aube des promesses, et nous, dans une ultime accolade

...nous, dans une ultime accolade.

Les points au bout de chaque phrase, les solutions à tout mystère. L'avancée de la science coincée à ce minuit moins cinq.

Et rien ne sera moins triste que de voir l'heure arriver à son terme, que de sentir le temps s'arrêter pour de bon.

Rien ne sera moins exaltant que de voir la fin nous cueillir solennement, dans un silence d'or fin cousu par le néant.

Nous ne serons pas...tu vois, nous ne serons plus.

Et nous sauverons le monde de son carcan. De nous, étrangement.

Ce sera beau et grand, et ce sera grâce à nous.

Et la vie existera tout aussi joliment qu'avant tout ça.

 

 

Je viens d'aller voir Watchmen, un excellent film de science-fiction inspiré d'un fameux comic-book.

Mais ce que je ne savais pas, pauvre de moi, c'est qu'il existe bien une horloge qui affiche l'heure avant la fin. Ça me fascine.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Horloge_de_la_fin_du_monde

ça me fascine autant que ça m'effraie, sachant qu'il est minuit moins cinq.

 

01 mars 2009

Noir et blanc

Un soir en noir et blanc. Tapissé sur le mur en immense océan.

Le silence ne masque pas l'absence

Ni ne l'oublie

Pourtant la panse.

 

Certains ont fondu sans dire aurevoir

Faut-il qu'ils nous reviennent quand s'étend le soir

Comme une toile gonflée d'escarres?

 

Faut-il que la solitude nous ronge l'espoir

Au point d'écrire qu'il est trop tard

Au point de nier qu'on a pu le savoir?

 

Un soir en noir et blanc. Trempé gainé de toute l'hardiesse des sentiments

Empli d'hommages, d'amour, de gens.

 

Je veux vous dire que je vous aime

Que j'aime la vie

Sans faire semblant.

24 février 2009

Lily Rose

Il a plu toute la journée Lily Rose en Vendée. J'ai marché et puis j'ai bu, j'ai écrit Lily-Rose sur un arbre trapu. Allez va, j'ai pleuré un peu aussi. J'ai vu tes yeux entre deux vagues, j'ai touché tes cheveux dans les algues.

Les jours sont longs ma Lily Rose les jours sont longs et moroses. La musique a l'air d'un vieux wagon qu'on balade sur des rails de plomb. Elle se traine la musique. Elle n'a pas les courbures de tes hanches, la profondeur qui te rend étanche. J'ai cru te boire au dernier vers, et je n'ai plus rien bu. J'ai pensé te garder sur mes lèvres qui se sont tues.

Je t'ai peinte aussi sur la façade d'une église, toute en plume toute en feu toute enclume. T'étais pas là mais l'orage a éclaté sur ma maison et le récif m'a avalé. Ses dents marines m'ont coupé tout du long et je n'ai plus respiré.

Je suis mort au moins trois fois Lily Rose en Vendée sans toi.

Mais il a fallu revivre et je t'ai vu mon Eurydice quand je suis revenu de mes délires. Tu étais noire comme un démon tu étais blonde comme le blé long. Tu étais rose ma Lily-Rose. Et jaune et bleue un peu marron.

Tu m'as chanté que t'allais mieux et j'ai dansé comme un galeux. Tu m'as soufflé que j'étais mime et j'ai mimer tous nos adieux.

T'as pris tes sacs ma Lily-Rose l'asphalte et toi contre ma prose.

Et si j'y perds au change ce n'est plus toi que ça dérange, Lily Rose impeccable et sublime que rien ne change, Lily Rose la douce archange si fatale les soirs oranges.

T'as pris tes sacs ma rose Lily, la route et toi contre l'ennui.