21 mars 2009

La parenthèse

Les volets poussiéreux de la maison de campagne se sont ouverts sur un soleil de plomb.

Dehors les grillons se concertaient pour savoir quel son il nous joueraient. Nous avons tout retrouvé dans le salon ombragé:

Les vieux draps, le berceau, les couverts en métal, le vase et la table en formica.

Nous nous sommes allongés sur l'herbe dans la petite cour de derrière. Oui d'ici tout semblait plus brillant plus clair et plus saillant.

Jus d'orange, pain frais, paté. Le bonheur je crois, passait dans notre estomac...


Et tout me revenait:

Les jeux les pieds de nez les batailles que l'on se menaient. Les parents épuisés affalés sur les chaises de la terrasse.

Les mille mondes que nous avions découverts dans le jardin: car nous étions des pionniers, ça oui, des vrais.

Le ruisseau les crapauds les cris de Maddie quand une abeille passait. Les rires emmélés dans les branches du vieux peuplier.


Les volets poussiéreux de la maison de campagne se sont ouverts sur un ciel sans ennui

Sans nuage, sans souci.

Un infini rempli d'avenir, de promesses et de sourires.


Je respirai, mieux que jamais.

Je respirai,

Vivante à en pleurer.

15 mars 2009

La nuit je mens

"On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
A la station balnéaire
tu t'es pas fait prier
J'etais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau

La nuit je mens
Je prends des trains
a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.

J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
J'ai fait la saison
dans cette boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
d'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre a chercher a te plaire
dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs

La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.

la nuit je mens..."

 

Voilà une des chansons que j'aime le plus. Hier son géniallisime propriétaire est parti.

Parti, comme les deux personnes auxquelles ces notes me faisaient penser.

 

Alain Bashung, ce génie

Parti, lui aussi.

 

 

Dimanche

Dimanche

Emmène moi au milieu des herbes des fleurs des rires

Emmène moi à l'endroit où le monde oublie les soupirs

Arrange toi avec le reste des lois

Dessine moi un dimanche qui m'emmène loin de moi.

 

Près de l'eau, près des autres, près du sol encore frais

Près des coeurs noués en colliers d'humanité

 

Emmène moi entre le rêve et la vie

Dans une source froide d'eau de vie

D'eau de joie, de vaudeville

D'autres envies!

 

Près d'étangs loin des temps

Près de toi loin des toits

 

Emmène moi au printemps

Où je respirerai             comme la première fois.

13 mars 2009

The sound of silence

La vie s'emmèle les pinceaux, aspire ceux qui ne s'accrochaient pas trop.

Tourbillon, tourbillon,

de nouvelles de projets d'amitiés de pensées

Je ne suis pas loin cependant,

je vous le promets.

 

07 mars 2009

Ennui

-Je m'ennuie.

-Tu as tort.

-J'y peux rien, je suis fatigué de ne rien penser. De ne pas me souvenir, de n'avoir aucune mission à remplir. Personne.

Tu sais, personne à qui sourire. Rien pour ryhtmer les jours, pour ponctuer l'amour. Pas d'amour qui ne soit trop lourd. Pas de rire profond, pas de joie soudaine; bon dieu ce que c'est chiant. La vie défile comme un vieux film sous titré en polonais. Et je m'ennuie.

Je ne veux pas peindre je ne veux pas jouer je ne veux plus penser à tout ce que je ne sais pas. Je ne veux pas me croiser. La vie m'ennuie je te le dis, la vie m'épuise à l'infini. Et toi tu t'en fous.

-Ouais.