21 mars 2009

La parenthèse

Les volets poussiéreux de la maison de campagne se sont ouverts sur un soleil de plomb.

Dehors les grillons se concertaient pour savoir quel son il nous joueraient. Nous avons tout retrouvé dans le salon ombragé:

Les vieux draps, le berceau, les couverts en métal, le vase et la table en formica.

Nous nous sommes allongés sur l'herbe dans la petite cour de derrière. Oui d'ici tout semblait plus brillant plus clair et plus saillant.

Jus d'orange, pain frais, paté. Le bonheur je crois, passait dans notre estomac...


Et tout me revenait:

Les jeux les pieds de nez les batailles que l'on se menaient. Les parents épuisés affalés sur les chaises de la terrasse.

Les mille mondes que nous avions découverts dans le jardin: car nous étions des pionniers, ça oui, des vrais.

Le ruisseau les crapauds les cris de Maddie quand une abeille passait. Les rires emmélés dans les branches du vieux peuplier.


Les volets poussiéreux de la maison de campagne se sont ouverts sur un ciel sans ennui

Sans nuage, sans souci.

Un infini rempli d'avenir, de promesses et de sourires.


Je respirai, mieux que jamais.

Je respirai,

Vivante à en pleurer.

Commentaires

Mais c'est exactement ça!!! Un bon et joli coup d'oeil dans le rétroviseur, ça fait du bien ;-)

Ecrit par : suipabonendevinette | 22 mars 2009

Un petit bisous d'Amitié sur ce très très beau texte...comme les precédents où je n'ais pas poster....
Tu es toujours toujours fortement...magiquement....dans une gramaire à faire sourires les étoiles...ma tite fleur...
T'embrasse fort....Ta grande Isa qui de loin veille un peu sur toi...dans tous les cas la pensée y est!

Ecrit par : IsaB | 24 mars 2009

bonjour
pas d'internet depuis 2 semaines
ce qui explique (un peu) mes absences
là je viens lire (de la fac)
je te fais de gros bisous, et pense bien à toi.
@ ++

Ecrit par : if6 | 25 mars 2009

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