24 février 2009
Lily Rose
Il a plu toute la journée Lily Rose en Vendée. J'ai marché et puis j'ai bu, j'ai écrit Lily-Rose sur un arbre trapu. Allez va, j'ai pleuré un peu aussi. J'ai vu tes yeux entre deux vagues, j'ai touché tes cheveux dans les algues.
Les jours sont longs ma Lily Rose les jours sont longs et moroses. La musique a l'air d'un vieux wagon qu'on balade sur des rails de plomb. Elle se traine la musique. Elle n'a pas les courbures de tes hanches, la profondeur qui te rend étanche. J'ai cru te boire au dernier vers, et je n'ai plus rien bu. J'ai pensé te garder sur mes lèvres qui se sont tues.
Je t'ai peinte aussi sur la façade d'une église, toute en plume toute en feu toute enclume. T'étais pas là mais l'orage a éclaté sur ma maison et le récif m'a avalé. Ses dents marines m'ont coupé tout du long et je n'ai plus respiré.
Je suis mort au moins trois fois Lily Rose en Vendée sans toi.
Mais il a fallu revivre et je t'ai vu mon Eurydice quand je suis revenu de mes délires. Tu étais noire comme un démon tu étais blonde comme le blé long. Tu étais rose ma Lily-Rose. Et jaune et bleue un peu marron.
Tu m'as chanté que t'allais mieux et j'ai dansé comme un galeux. Tu m'as soufflé que j'étais mime et j'ai mimer tous nos adieux.
T'as pris tes sacs ma Lily-Rose l'asphalte et toi contre ma prose.
Et si j'y perds au change ce n'est plus toi que ça dérange, Lily Rose impeccable et sublime que rien ne change, Lily Rose la douce archange si fatale les soirs oranges.
T'as pris tes sacs ma rose Lily, la route et toi contre l'ennui.
23:38 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23 février 2009
je ne sais rien
Marcher un peu
Beaucoup
et se retourner.
Etre loin du compte
Des attentes
Des vieilles rencontres.
Louper le bonheur
De près
Jamais
Etre en plein dessus
Et ne pas le savoir.
Avoir confiance
Ou ignorer
Ce que la vie dépense
Et ce qu'elle va garder.
Eteindre sa lumière sans vouloir la revoir
Détester le voisin pour sa joie de croire
Se sentir battre au coeur des beaux jours.
Que ferons nous de nos questions
De nos regrets nos renonciations
De nos amours?
tu vois je ne sais rien.
21:44 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16 février 2009
Wishes
Je veux écrire un livre qui ne parlerait que de toi (sans que jamais ça se voit)
Je veux marcher près de la mer et appartenir aux vagues
Je veux de l'air plein le visage, du vent des tempètes des visions de rivage
Explosions de visage
Je veux un kaléidoscope de vies
Je veux être opticienne archéologue chanteuse mère thérésa
et jolie.
Je veux aimer tous les hommes de la terre et me faire des bracelets de leurs envies éphèmères
Je veux vivre à Kaboul Paris Sydney Québec New York
Hong Kong et tout près.
Je veux t'épouser je veux des enfants je veux être vieille fille
Ecrire cent mille romans.
Je veux de l'argent, un avion des belles robes
Une chanson
Ecrite pour moi par John Lennon
Je veux être une déesse une madone
Une bergère ou une lionne.
Je veux tout donner tendre la main
Je veux vivre pour mille ans et narguer le destin
Je veux te rencontrer partout, dans tous les coins
Je veux être un chat je veux voyager
Etre sédentaire pour mieux t'aimer.
Je veux être un homme et ne rien croire
Peindre Sodome sur des miroirs
Je veux être un poête maudit rempli d'esprit d'espoir
Je veux respirer autant que l'on m'envie
Je veux être modeste heureuse et leste
Etre incomplète faire des emplettes
Etre une énigme être une fillette
Dessiner l'Ire sur tes pommettes.
Je veux danser sur des trompettes.
14:41 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
15 février 2009
Et nos 20ans. (le petit bal perdu)
Ta jupe en soie
Ton maquillage
Tes ballerines qui coloraient tes pas.
Et ta petite valse, et ta frimousse, et nos 20ans, et la joie.
Tes joues rosées
Ton rire volant en mille éclat
Brisé sur les chapeaux des hommes
Qui t'adulaient.
Et tes jambes, et ma gêne, et l'écho de tes mouvements sur les murs pâles de la salle de bal.
Et tes parents.
Tes mimiques, ton humour, ta grâce divine et colérique
Ta main
Et nos 20ans et nos 20ans,
souviens t'en.
Tes seins.
L'amour les fleurs le ridicule l'ignorance qui rend vainqueur.
La jouissance de ne pas avoir peur.
Et nos 20ans qu'on portait en collier
d'herbe et d'encens.
21:53 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10 février 2009
En saignant.
Lutte
Marches
et tracts
pour du nul.
Du vain pour nous
Du vin pour eux
Et ce sera toujours comme ça
Car ça l'a toujours été.
Et nous nous épuisons
A polir le pavé
A noircir nos fronts
A durcir nos Ave
A hausser le ton.
Mais sommes-nous au bout d'un grand entonnoir?
Y a-t-il vraiment quelqu'un tout en haut à l'écoute jusqu'au soir?
Faut-il encore subir souffrir et conquérir
L'espoir?
Y a-t-il un avenir pour les hommes du Monde?
Avons nous à chercher d'autres terres à chérir
D'autres toits à batir
D'autres eaux d'autres ondes?
Allons:
Exode
Exode
Vers l'Ailleurs sans nom.
