27 novembre 2008
Et merde
Battement
Puis une porte qui se ferme
Claquement sourd et lourd
Douleur dans le tympan.
Vide
Bancal
Presque viscéral
Quelque chose cloche dans ton absence
Quelque chose crache sur nos errances.
Souffle tordu
Au milieu du froid vidé de toi
Regard fuyant
La vie qui devient mort
La mort qui ne veut rien dire.
Larmes
A peine
Asséchées par le désert de l'âme
Par des pensées rugueuses infâmes.
Battement
Puis une pluie emplie de vents
Qui tape
Sans nous entendre supplier
D'arrêter de frapper.
Silence
Insoutenable
Strident
Le blanc de ton absence
Baigné de rage et d'ignorance
De questions sans réponse
De fatalité intolérante
D'absurdité.
A chaque fois que le téléphone sonne
A chaque fois
Nous nous imaginons que c'est toi.
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18 novembre 2008
Aider en cliquant
Pour Noêl, l'illustratrice Pénélope propose un concept ultra simple et à la portée de tous pour offrir des sous à la croix rouge. Si vous aimez les BD en prime, vous serez heureux!
Tout est là
Pour semola, c'est pas la frite, ça attendra.
01:49 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
13 novembre 2008
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A côté
Du monde
Des autres
Du temps
Des ondes
A côté
Des rires
Des fêtes
Des envies
Des amis
A côté
De la douleur
Du souvenir
De la torpeur
De l'avenir.
A côté
Du froid
Des vents
Des repas
D'avant.
A côté
de toi
absent
Seule avec un fantôme
Que j'ai aimé trop tard.
Seule dans l'ombre atone
Du plus grand des départs.
Ton départ
Sans valise, sans bagage,
Sens hagards.
Ton départ
Injuste, irréparable, lacunaire
Fuyard.
et pourtant il faut dire
Aurevoir.
22:18 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10 novembre 2008
L'espoir en boite
-Pourquoi tu gobes ça, t'es con??
Réfléchis! Le monde ne va pas mieux! Le miracle n'existe pas! Pas de sauveur pour nos erreurs, tu le sais pourtant ça!
Réveille toi, qu'est ce que tu crois? Que la vie va enfin ouvrir sa coque, que nous allons pouvoir grandir à l'air libre? Que tu vas arrêter de mal pousser?
Pourquoi tu fais ça? Tu vas t'intoxiquer.
- Bah tu sais quoi? On s'en tape. Fuck l'herméneutique et la raison à deux balles. Ca nous a jamais rien donné en vrai, ça n'a jamais fait poussé nos champs de blé, tiens, encore mieux, ça n'a jamais fait sourire les gens.
Je bouffe ce que je veux. Je sais que c'est de la merde mais j'aime bien. M'en fous si c'est que de l'illusion, si je vais me casser la gueule, tu m'apprends rien, et je m'en fous, si je peux me faire plaisir tu vois je vais le faire. Tant pis pour les vieux cons qui pensent qu'avec leurs têtes et ne sentent plus leur sphincter.
C'est bien dommage, MONSIEUR l'éxégète, de pas pouvoir aimer tout et n'importe quoi, de ne pas savoir bouffer le moindre champignon sans chercher s'il te tuera! Oui c'est dommage de ne pas se laisser aller à faire n'importe quoi, à regarder n'importe quoi, à écouter n'importe qui! C'est dommage ouais bien dommage de ne pas se laisser boire le cerveau des fois par des plus cons que soit!
Tu perds ton temps mon vieux à garder ton honneur pour toi.
T'es plus dans le coup, t'es en dehors de cette nouvelle foi. La foi sans contrat, la foi-tout-compris, la foi jetable que quand elle te soule tu la dégages.
Tu me fatigues avec tes grands airs et tes réserves, petit savant, petit expectateur, enfoiré de col blanc!
Gôute, et on verra.
00:41 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Il
Téléphone qui ne sonne pas
Miettes sur la table abandonnées pour un moment.
Lassé, seul, errant
L'habitant de cet appartement.
Plus le goût de la musique
Ni du partage ni de l'Afrique
Ni de l'espoir ni des gitans
Mec apathique au milieu de ses meubles blancs.
Pas de douleur, c'est ça le pire
Pas de douleur pour justifier
Sa misérable envie de mourir.
Télé que l'on éteind pas
Grandes gueules derrière le voile en plasma
Pour se faire croire qu'ils nous parlent
Qu'ils savent que nous sommes là.
Il n'y croit pas
Il voudrait bien
Il s'en fout
Il éteind.
Creuvé
De ne pas avoir trop à faire
Pour ne pas rester à rien faire
De ne pas avoir d'alibi
Pour perdre son temps toute sa vie.
Nature morte par la fenêtre
Rien ne se passe
Ou le moindre mouvement l'efface.
Fatigue de voir les autres vivrent pour de vrai
Voudrait foutre des coups de pied dans ces terriers d'enfoirés
Voudrait avoir une course à faire
Des envies, des amis, des frères
Du courrier.
Ne fume plus
Ne rie plus
Ne mange plus
beaucoup.
Fixe la porte
Pour bien voir celui qui l'ouvrira
Fixe la porte
putain de paroi pleine d'apparats
Fixe la porte
Téléphone qui ne sonne pas.
00:17 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09 novembre 2008
Tara
Tara les idées rondes
Et les formes fécondes
Tu es brodée comme du fil sur un voile
Tu es l'illustre femme chambouleuse de drame.
Tara le visage droit
Et les yeux tout en sépia.
Tu arrives sans bagage sur le parvis du monde
Et tu offres un sourire que la lumière innonde
Tara qui chante au dessus des autres
Tara la plus belle de nos apôtres.
Tu irradies derrière tes cheveux de soie
Ces fils qui dansent dans l'air trop froid.
Tara ma plume te dessine
Par les mots
Tara bel alter ago
Tara le silence après la phase
Le point d'orgue de chaque phrase.
00:28 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
05 novembre 2008
Quand l'espoir revient
L'Histoire est une affaire de quotidien.
Chaque jour, hommes et femmes du monde entier fabriquent le monde à leur image.
Chaque jour l'Humanité vieillit un peu. Cela n'est pas négligeable.
Mais quand l'Histoire s'écrit en une nuit, tout devient plus puissant.
Grand
Fascinant.
Elle est là, l'Histoire, la rivière qui nous balade, elle est là sous nos pieds, jaillissante, en permanence renaissante!
Cette nuit nous nous sommes baignés dans l'eau de l'Humanité. C'était intense, bon, infiniment bon.
Inoubliable. Etre témoin de l'Histoire, et soutenir ceux qui en sont les acteurs.
Le Monde a changé cette nuit.
Et si l'Homme reste l'Homme, l'Homme nous a montré sa face la plus brillante.
L'Homme est capable de faire de bons choix.
L'Homme est capable de grandes avancées.
Ce frissonement terrien, universel, tu le sens?
C'est l'Histoire qui passe en chantant.
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04 novembre 2008
Mon voyage au bout de la nuit
00:54 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
