31 octobre 2008
So it's your birthday
Mince.
A une semaine près j'ai loupé l'anniversaire de Semola.
Bon anniversaire Semola!
Un an de recherche et de blabla
de rencontres vraiment extras!
(pas que ça, c'est sûr mais le reste ça compte pas)
Et bon anniversaire aussi à toi
Camilla.
01:09 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
T'es chiante
Jamais heureuse
Toujours peureuse
Jamais confiante
Mais toujours chiante.
Jamais motivée
Toujours humiliée
Jamais méfiante
Mais juste chiante.
Jamais mauvaise
Toujours à l'aise
Jamais gênante
Mais vraiment chiante.
Jamais idiote
Toujours si sotte
Jamais troublante
Mais tout le temps chiante.
Jamais attendue
Toujours déçue
Jamais distante
Mais...
Ce qu'elle est chiante.
Je n'ai pas de mots en ce moment
ça aussi c'est chiant.
Mademoiselle Nin'
00:57 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27 octobre 2008
Chanson
Il pleut sur Ellis Island
Festival de parapluies colorés
Jaunes et noirs ou roses ou bleus
Valse des gens qui ont le temps
Un deux trois
Un deux trois
J'ai vingt ans.
Il pleut rue des mille vents
Les pigeons ont toujours ce même air arrogant
Dérangeant, aisé, dégoutant
Valse des oiseaux d'antan
Un deux trois
Un deux trois
J'ai trente ans.
Il pleut sur les toits de Hambourg
Les enfants sautent et rient pourtant
Les enfants heureux, dansant, si vivants
Valse de nos petits nous d'avant
Un deux trois
Un deux trois
J'ai quarante ans.
Il pleut ici bas comme ailleurs
Il pleut, tu entends!
Il pleut et j'ai peur.
Valse des sourcils froncés vers l'avant
Un deux trois
Un deux trois
Je n'ai plus
de temps.
Il pleut sur nos pavés endurcis
Sur les manteaux usés par le souci
Il pleut à jamais sur ce pan de nos vies
Valse des brouillards grisants
Un deux trois
Un deux trois
J'ai
mille
ans.
23:48 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24 octobre 2008
Truth is
Flots d'ombres
Fluides et rapides
Sur les rebords de l'asphalte.
Nous ne faisons que nous croiser.
Regards vides
Coups d'épaule anonymes
Dans les couloirs de nos day-by-day
Nous ne faisons que nous froler.
Truth is:
you don't care
About where I'm going to
And why I'm living for.
Nous ne faisons que nous rater
13:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22 octobre 2008
Parlez moi de l'arbre. (Mademoiselle s'il vous plait)
Du mineral
Coule un peu d'eau
S'épenchant sur la terre comme une louve,
La gonflant, la rendant fière,
Emplie d'être et de génie.
Au milieu de la terre épanouie
Naît la racine, fragile, sensible
Naissante, fébrile, tremblante.
En remontant un peu la racine se durcit
Comme un membre gavé d'amour et d'envie
Forte, pourtant emplie de vide
Forte, prête à faire trembler le sol
Sous sa puissance
divine.
Elle émerge.
Alors naît le tronc
De plus en plus puissant
De plus en plus fécond.
Marron
Comme un tableau d'automne,
Le tronc murît au fil des jours.
Il avale l'air dont nous ne voulons pas
Pour nous rendre celui pour qui notre coeur bat.
Déjà le tronc est loin de la racine
Mais elle est pourtant toujours à son origine
Toujours fébrile, elle le perpétue
Elle est la mère minuscule d'un géant trappu.
Du tronc s'élèvent les branches
D'abord épaisses comme des bras
Pour finir filiformes comme des doigts
qu'elles pointent sur le monde immense
Et de leur endroit le peinturlurent
Pour le rendre plus dense et moins dur.
Et l'eau coule toujours six pieds sous terre
Arrosant goutte à goutte la racine-mère.
Enfin, des longues branches,
Filles gracieuses du titan tronc,
Viennent à naître des feuilles
En forme de plume d'oiseau.
Vertes, rouges, jaunes,
Me croirez-vous, aussi roses.
Elle disent au temps qu'il est grand temps
De faire venir ou s'évanouir le printemps.
Elles donnent l'heure mieux que personne
Du haut de leur grandeur
Rendent merveilleuse la cloche qu'elles sonnent.
Elles sont légères et frileuses
Fragiles comme leur grand mère
Qui en dessous les porte, toujours peureuse.
Elles sont frivoles et chatouilleuses
Divines ou bien menteuses.
Elles touchent le ciel
Sans pourtant qu'on les nomme Babel.
Non, elles ne font que tenter les nuages
De leurs bordures douces et sauvages.
Le tronc s'amuse de leur fluidité
Rie avec elle de leur chétiveté.
Oh! Chef d'oeuvre de gentillesse et de naivité!
L'Arbre, mademoiselle!! Quand vous nous le racontez!!
00:38 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21 octobre 2008
Back in earth
Elle s'est éteinte puisqu'il le faut.
Ce n'est pas anormal, ce n'est pas enrageant ou faux
Seulement le monde a perdu un autre de ses sauveurs.
Espérons que vite, très vite, d'autres âmes donneront leur vie
A ceux qui en ont peur.
I swear I'll try too
01:08 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18 octobre 2008
La fille là-bas
Tu m'avais dit
L'air sérieux et décidé:
Je t'aime quand tu dors.
Je savais pas si c'était beau ou juste con
Et j'ai opté pour con
Et je t'ai quitté.
Tu m'aimes quand je dors!!
Enfoiré.
01:53 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15 octobre 2008
Arbre des Possibles
Non je ne sais pas ce que la vie fera de moi
Coups de génie, de mépris, coups bas
Je ne sais pas quels seront mes mots à griffoner
Quels seront mes amis, mes envies, mes regrets.
Non
Je ne sais pas si j'en sais assez pour parler
Pour étudier, pour avoir un avis à exprimer
Je ne sais pas si le Vivre voudra de moi
Je ne sais pas si je mourrai jeune
Comme toi.
Non je ne sais pas quelle eau j'aurai à boire
Quels paysages je pourrai voir
Quels enfants joueront sur ma balançoire
Est-ce que nous aurons une balançoire?
Non je ne sais pas si ta main sera toujours dans la mienne
Si nos chemins en dents de scie tiendront la route
Auront cette veine.
Non je ne sais pas si j'aurai à pleurer dans dix ans
A souffrir, à ramper, à dire non
Si je vais devoir m'oublier pour déplier mes plans
Si je vais devoir trier,
Si j'aimerai encore les gens.
Non
je ne sais pas de quoi demain sera fait
Sinon de doutes et de défis
De déroutes et
D'infinis.
Non
Je ne vois pas toutes les branches
de l'Arbre des Possibles
Immense, profond, étanche
Effrayant, dur et pénible.
Je me sens toute petite
Fragile au corps
Coeur qui s'effrite
Infime coeur qui bat
Et qui ne sait pas encore pourquoi.
21:50 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
10 octobre 2008
La passade fade
Pupille opale
Ciel beaucoup trop pâle.
Absence.
Je
ne
suis
plus.
Silence.
Ombre
de
ma
rue.
Outrance.
Je
faiblis.
Saccade.
Mots désuets s'écroulant en cascade
Cavalcade.
Ongle qui plie
Sur le bord de la table.
Je
ne
rie
plus.
Envol
au-dehors, d'oiseaux sans alcove
trop loin.
Chamade.
Je
ne
pars
plus.
Passade.
?
23:40 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08 octobre 2008
L'Ami
Tes doigts sur le piano
Ma mélodie préférée. Cette comptine, simple et douce, que tu me jouais.
Sous la mansarde de l'abbaye nous n'avions peur de rien.
Nous chantions, et rions, jouions comme des gamins.
Tu me montrais comment m'appliquer
Et souriais de mon "petit poney", maitrisé du bout des doigts,
de ma fierté quand je le recommençais cent fois.
Nous écrivions des chansons
Sur l'amour, les beaux jours, nos frissons
Et parfois nous hurlions.
Nous n'avions pas de témoins
Nous étions heureux et rien de moins.
Je me souviendrais toujours de ce jour où je suis entrée
...tu jouais et tu chantais fort, si fort, les mots que j'avais inventés...
"M'aimeras-tu quand le temps fera sur moi ces croquis
Que je dirais "il y a longtemps, il y a longtemps, j'étais jolie".
Je me souviendrais toujours de la clé tombée au creux du piano
La panique, nos astuces, nos sales coups, nos accrocs...
Nos fous-rires, nos rencontres, nos rendez vous.
Nous étions déjà la sève
Le jus
L'éclat.
Et je sais que tu es toujours là.
03:23 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
