22 octobre 2008

Parlez moi de l'arbre. (Mademoiselle s'il vous plait)

Du mineral

Coule un peu d'eau

S'épenchant sur la terre comme une louve,

La gonflant, la rendant fière,

Emplie d'être et de génie.

 

Au milieu de la terre épanouie

Naît la racine, fragile, sensible

Naissante, fébrile, tremblante.

 

En remontant un peu la racine se durcit

Comme un membre gavé d'amour et d'envie

Forte, pourtant emplie de vide

Forte, prête à faire trembler le sol

Sous sa puissance

divine.

 

Elle émerge.

 

Alors naît le tronc

De plus en plus puissant

De plus en plus fécond.

Marron

Comme un tableau d'automne,

Le tronc murît au fil des jours.

Il avale l'air dont nous ne voulons pas

Pour nous rendre celui pour qui notre coeur bat.

 

 

Déjà le tronc est loin de la racine

Mais elle est pourtant toujours à son origine

Toujours fébrile, elle le perpétue

Elle est la mère minuscule d'un géant trappu.

 

Du tronc s'élèvent les branches

D'abord épaisses comme des bras

Pour finir filiformes comme des doigts

qu'elles pointent sur le monde immense

Et de leur endroit le peinturlurent

Pour le rendre plus dense et moins dur.

 

Et l'eau coule toujours six pieds sous terre

Arrosant goutte à goutte la racine-mère.

 

Enfin, des longues branches,

Filles gracieuses du titan tronc,

Viennent à naître des feuilles

En forme de plume d'oiseau.

Vertes, rouges, jaunes,

Me croirez-vous, aussi roses.

 

Elle disent au temps qu'il est grand temps

De faire venir ou s'évanouir le printemps.

 

Elles donnent l'heure mieux que personne

Du haut de leur grandeur

Rendent merveilleuse la cloche qu'elles sonnent.

Elles sont légères et frileuses

Fragiles comme leur grand mère

Qui en dessous les porte, toujours peureuse.

Elles sont frivoles et chatouilleuses

Divines ou bien menteuses.

 

Elles touchent le ciel

Sans pourtant qu'on les nomme Babel.

Non, elles ne font que tenter les nuages

De leurs bordures douces et sauvages.

Le tronc s'amuse de leur fluidité

Rie avec elle de leur chétiveté.

 

 

Oh! Chef d'oeuvre de gentillesse et de naivité!

L'Arbre, mademoiselle!! Quand vous nous le racontez!!

 

Commentaires

Très sympa tout ça!!!(

Ecrit par : jerome-b | 22 octobre 2008

Y'a plus? Tu es en vacances... T'as croisé Jean Némar? Au dernière nouvele, il recherche un arbre... Je ne sais pas ce qu'il compte y faire avec sa corde...
biz @+

Ecrit par : jerome-b | 23 octobre 2008

tiens j'ai un mot qui ne peut plus s'envoler, il lui manque un L... sorry

Ecrit par : jerome-b | 23 octobre 2008

tu écris bien nini. plonge tes racines dans l'encre de tes mots soeurette et habille t en pour sortir sous la pluie. Tu verras. La poésie. ouzib

Ecrit par : nat | 24 octobre 2008

Merci Nat,merci merci merci...Je suivrai tous tes conseils tu sais, monsieur moi plus âgé!

Jérome!!! C'est vrai ça, tu fais tout le temps ta pub!! Jean Némar a vraiment de la chance que quelqu'un parle tout le temps de lui comme ça ;-)

et puis tu sais quoi??? MOI AUSSI
J'EN AI MARRE!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : nini | 27 octobre 2008

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