12 mai 2009

Le départ

Je partirai

Puisque c'était écrit depuis toujours.

Chercher, même si cela ne fait pas sens,

Un reflet, une lumière, une essence.

 

Tu ne te retourneras pas

Tu ne soupireras même pas.

Au mieux, certains soirs tu te souviendras

De mon souffle de jeune idiote sur ton épaule,

De mes envies géantes de jeunesse et d'inconstance.

 

Il n'y aura pas de sacrifice

Où, en belle Iphigénie,

Je serais livrée à l'autel

Pour embellir ta vie.

 

Il y aura cette tragédie,

Dans nos rides, incrustée et polie

Ces larmes, ces silences, ces cris

Cette décision:

Je pars, tant pis.

 

Tu ne te retourneras pas

Comme tu ne t'ai jamais retourné

Avant moi.

Au mieux, tu fouilleras enfin dans mes carnets

Pour lire les raisons qui m'ont délogée.

 

Tu écriras peut être un jour

Sur la folle qui est partie malgré l'amour

Qui a cédé, qui a mordu

A pleines dents la vie sangsue.

 

Ca me colle à la peau

Cette envie d'errance

D'erreur

Et de nouveaux drapeaux.

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