30 juin 2008

If you believe

- As-tu déjà filer?

-comment?...filer comment?

-filer le  long du monde, filer entre les doigts des fleuves, filer l'amour, filer l'Histoire, as-tu déjà voulu tout quitter, as-tu déjà frotter tes joues au frais de l'immensité, au vide des lendemains, as-tu déjà filer? 

as-tu déjà rêver d'ailleurs à l'heure ou la cloche sonne minuit? As-tu déjà sourit en voyant l'océan emporter les voiles au vent?

 -un jour, peut-être...

-un jour! raconte!

-un jour peut-être je me suis pris à filer entre les gouttes de pluie. C'était fou et intense, c'était grand et immense.

un jour peut-être j'ai voulu toucher du bout des doigts les étoiles des soirs trop froids. J'ai du penser, une ou deux fois, à ces marins d'eau de mer, à ces oiseaux, à ces enfants, à ces contrées sans frontières...

_...

_un jour peut-être, il y a longtemps, j'ai dit je t'aime, aussi. Et j'ai cru voler comme ces voilages aux fenêtres, j'ai cru courir plus vite, j'ai cru respirer plus fort,

tu vois j'ai cru...

que j'étais là pour toujours. 

 

 

 

28 juin 2008

Goût des rires

tiens!

 

Il me vient le gout d'écrire

face à cette tendresse et cette humeur!

face à vos adorables sourires

face à vos bouderies sans couleur!

 

Il me vient le gout d'écrire

Les jours fruités de cet été

Les crèpes qu'on entend frémir

Aux fourneaux sur note sucrée.

 

(Il me vient le gout d'écrire

Ton absence, douce et dure

Terrible et belle

Car je t'aime comme tu me manques.)

 

Il me vient le goût d'écrire

L'innocence et les fous rires

L'amitié à travers âges:

Nat, If, et encore d'autres sages

 

Il me vient le gout d'écrire

Le chlore qui pique les yeux

et le lait

qui a meilleur gout

quand on y trempe

un biscuit ou deux.

 

Il me vient le gout d'écrire

Le vent qui tape contre mes fenêtres

de Québec

Quand seule le soir je pense à vous

et à moi

et au gout

de décrire

tout ça... 

 

D'écrire comme ça: n'importe comment

Avec des pieds courts et des pieds lents

N'importe comment,

comme une enfant

qui chantonne

en pédalant!!! 

24 juin 2008

Un autre temps

Pas de mot

pas de poésie

pas de réflexion

pour l'instant.

 

Pour l'instant, 

l'Amérique

le nouveau

le doute

la vie.

 

et d'ici là...

je vous salue! 

21 juin 2008

My sweet nightmare II

Je déballais

Des rires sous vide

Quand le vent mauvais

Me fut perfide.

 

Mon seul trésor

Vola alors

Par dessus l'esquif

En écaille d'or

Au loin là-bas

Trop loin déjà

Trop loin pour moi.

 

Je pris dès lors

Bon gré mal gré

Ma belle rancoeur

Pour lui jeter.

 

Mais ce butor

Rebus damné

Ria si fort

Que j'en tremblai 

 

Il n'y avait plus que moi

Sur cette plaine de terre brulée

Tenant encore entre mes doigts

L'anse d'espoir si convoitée.

 

Le feu brulait mais ne chauffait

L'eau gelait mais ne sauvait:

Il fallut continuer à marcher

A travers déserts et marais;

Se jeter corps et coeur

Dans la fragile quête

De vents meilleurs. 

19 juin 2008

My sweet nightmare

Je marchais

Sur l'asphalte molle

En peau d'hier

 

Des voix sourdes et sonnantes

Sifflaient sans trève

Sous le vent

 

 Une mer au loin

Faisait pousser des orages

Comme un mère

Donnant son sein

Aux enfants sans Visage.

 

La nuit tombait

Dans un bruit effrayant

De pluie qui tappe et fouette

De cloches qui sonnent et tremblent.

 

Et mon reflet

Riait sans trève

De ma frayeur

Face à son flegme.

 

Et mes deux mains

Disparaissaient

Le long du chemin

Que je suivais 

 

 Je m'enfonçais

Pas après pas

Dans la forêt

Du Grand Trépas.

 

Des monstres aux mille âmes

Déchus d'avoir trop su

Buvaient d'un air calme

Des hanaps remplis de nues.

 

Je ne bougeai pas

Quand la Grande Ombre

  s'approcha.

 

Mais je priai,  pourtant

Mais je pleurai, déjà. 

 

18 juin 2008

Another song

L'abysse se ferme

Sur ton absence

Et laisse l'hiver

Prendre mes sens.

 

L'absinthe m'enivre

L'abyme se livre.

Silence d'ange

Dans l'antre sage

De tes phalanges.

 

L'ombre s'affine

Puis disparait

Ma pointe de mine

S'est écrasée. 

 

La fosse se voile

Ton nom s'étiole

La voile s'étale

Le globe me gobe.

 

L'appel du monde

M'enlève à toi

La vie me sonde

Je songe à toi.

 

Un moi sans toi

Un mois sans toit 

17 juin 2008

Trafalgar square

La marche s'arrête

Sur les marches.

Ici nous avons le temps

Pour rien.

 

Manger, boire, avoir froid

A Trafalgar Square

Regarder en rêvant

La journée s'éteindre

Comme un feu de camp.

 

T'aimer, danser ou dormir

A Trafalgar Square

Voir la ville se réjouir... 

 

Le saxophone rampe comme un serpent

Jusqu'à nos oreilles paressant.

 

Des enfants

Des plus grands

Des oiseaux

Des avions

Et de l'eau

Se marient

 

A Trafalgar Square

 

Et nous dessinons notre vie

A l'encre de l'espoir. 

 

Et sur un bout de photo

J'écrirai pour dans mille ans

 

Trafalgar Square,

Il y a longtemps. 

---Temps Mort---by the way

J'ai ajouté à gauche

Quelques adresses

De quelques bon alliés

Que je remercie de tout coeur

Pour leur soutien et leur gentillesse

Et que je félicite pour leur talent.

 

Et puis il y en a d'autres

Qui me lisent simplement

Léa te planque pas, je suis au courant

Et Audrey je crois occasionnellement,

Les autres, je ne sais pas,

A part RENREN 

Mais j'y crois!!

 

Merci à vous tous!

Vraiment. 

Bon, ça sonne presque comme un testament,

Mais non pas du tout,

C'est juste en passant

Un simple coucou

 

Et profitez-en

Je crois que cet excès de bonté

Ne durera pas longtemps!

 

Merci, vraiment. 

(et je ne sais pas pourquoi j'écris ça en vers

C'est du grand n'importe quoi!)

 

SeMolA 

14 juin 2008

Soir froid

Valse des petits riens

On prend la poussière

A inspirer trop loin.

 

Quand nos mains croisent le gravier

Dans un choc sanglant

Nous n'avons pas toujours la forcé innée

De nous relever en souriant.

 

Certains soirs,

Quand la lune baisse son chapeau...

 

Certains soirs nous restons

Dans l'ombre du doute

Pour observer sans un mot

Les larmes qui s'égouttent. 

 

Nous n'avons pas toujours le réflexe

De sourire sans complexe.

 

Quand nos paupières sont rouges

De travail de douleur de colère

Nous ignorons l'ombre qui bouge

Et pensons aux vents d'hiver.

 

Nous n'avons pas toujours la chance

De pouvoir tourner des pages

Et s'offrir à chaque change

Une vie sans un ombrage. 

 

Quand la nuit tombe

Sur notre petit théâtre de la joie

Il arrive que l'on succombe

Sous le poids d'un bel effroi.

 

La lumière s'éteind, parfois.

12 juin 2008

Lueur

Lueur

Aussi fine soit-elle

Au fond du chemin.

 

 

Et ta fine mèche

Jamais mise comme il faut! 

Tes sourcils froncés

Quand tu cherches 

Encore tes mots.

 

Lueur 

Petite

Si petite

Encore

De dehors.

 

Et ta main

Qui danse sur le papier

Et ton poignet

Bleuté par ta plume cassée.

 

Lueur

Infiniment

Et peur

Aussi,

De temps en temps.

 

Je m'approche

Sans aucun droit

Sans respirer.

 

D'ici les battements de ton coeur

 

Lueur

 

Accélérent

 

Lueur

 

 

Grandiose torpeur nocturne.

Je m'approche

Je te raconte

Je te défie

Si tu te trompes...

 

Lueur

 

Du non sens plein tes mots

 

Lueur

 

La nuit te mord

 

encore.

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