« 2008-05 | Page d'accueil | 2008-05 »

17 mai 2008

Rapport du 16/05/2008 (Agent Lambda 25599dx94)

Agent Lambda

Au rapport

Madame, Monsieur, ou autre,

Je viens au rapport.

 

Aujourd'hui, au rapport d'aujourd'hui

Des morts et de la pluie

Sur toute la cote ouest:

De la pluie des orages des brumes épaisses 

Et des morts.

 

Des vivants aussi,

A dépousseter le littoral

Des vivants aussi

Vivant tous dans un bocal

 

Au rapport aujourd'hui

La vie comme hier

La vie comme toujours

Comme une mer qui se perd

Dans ses allers et retours.

 

Madame , Monsieur, ou autre

Des sportifs aussi aujourd'hui sur le continent

Ont battu le record qu'ils avaient déjà avant

Un chanteur, un  acteur, un manant

Ont trouvé l'horreur sur un rocher coupant

 

Du sang, du rouge du bleu du vert

A coloré la ville de son humeur sincère

Du sang, Madame et Monsieur

Oui du sang.

 

 

Aujourd"hui aussi

Des naissances

Des douceurs

Des blabla des discours racoleurs

Du sucre dans les assiettes

Du sel dans les rancoeurs.

 

C'est mon rapport.

Agent Lambda

Je n'y suis pour rien

C'est mon rapport

Et puis voila. 

 

Agent Lambda 25599dx94

No title (no meaning)

On se serait perdu dans ces innombrables forêts

Si nous n'avions pas su

Suivre le murmure qui disait:

 

"Viens, viens!

Marche ou meurt

Crée ou craque."

 

Viens, Viens

N'aie pas peur

De suivre le son sans ampleur

Du monde qui attaque".

 

On se serait perdu 

Si la main de l'Autre ne nous avait pas trouvés.

L'Autre, enfer paradoxal

L'Autre amoureux si fatal. 

 

Et à la forêt de crier:

"Viens, viens,

Apporte moi de l'eau de ton corps

Pour faire pousser mes arbres

Pour faire couler ma sève

Me faire baisser les larmes". 

 

On serait perdu si nous n'avions pas su compter

Sur le nombre incalculable

D'âmes que nous étions

A chercher

Dans le silence et le froid

Tous, sans aisance, dans la conquête de soi. 

 

Et la forêt qui s'exclame:

"Perdez moi

Pour vous retrouvez,

Perdez-moi, videz-moi

Mangez moi

Pour vous adorer." 

 

Alors dans l'ombre de l'ignorance où nous étions

Nous avons mangé la forêt

Branche par branche, tronc par tronc,  

Sans chercher à donné sens

A l'immonde vice qui nous poussait.