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13 mai 2008
Nina-----Portrait d'Une------
Nina lit
Assise sur un nid d'aubépines
et de fruits.
Nina croise les jambes
Dans un silence leste et bleu
L'arbre frémit quand Nina tremble
Au creux de son tronc rugueux.
Nina souffle et sourit
Son rire comme jet de pétales
Arrose l'herbe froide
natale
Qui en rougit.
Nina danse la valse du trois fois rien
Sans bouger,
juste en rêvant
Juste en lisant
des mots anciens.
Nina s'endort tout en douceur
Toute en finesse, tout en splendeur.
Nina s'endort dans la justesse
Des heures tranquilles de sa jeunesse.
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Commentaires
Elle m'a fait rêver cette Nina, j'étais ailleurs l'espace d'un instant. Une agréable sensation de quiétude s'envole de tes mots. Merci. c'est très joli. Et ça fait du bien entre ces révisions...
bisous
Ecrit par : Camille | 13 mai 2008
Il me paraît y avoir quelques ranceurs envers moi-même dans les "nous n'iront pas plus loin"... le contraire m'eut étonné...
Mais comment peut-on, du bas de sa poésie chancelante, considérer les autres comme étant disciples? Je serais donc ton disciple... tu m'apprendrais le soleil, les sourires, et toute ta tourbe pisseuse... les rengaines de bonnes morales et tout ce lot d'idées biaisées tout justes bonnes à enniaiser les abrutis...
Nous ne partageons pas la même rive... reste sur la tienne... tu peux continuer à copiner avec tes garces... garce toi-même de t'être dissimulée une année durant... les masques tombent, et l'estime avec...
Que voudrais-tu entendre? que la Vérité est de ton côté? ...mais, illustre naïve, la Vérité en majuscule n'existe pas... je te laisse à tes illusions...
Je te laisse à ton savoir de banc scolaire, je te laisse à tes fornications intellectuelles qui plus jamais ne raviront ceux aux yeux ouverts...
Et, ne le prends pas avec psychologie... non, je ne souffre pas; non, je ne suis pas un provocateur de fin de trajet; je n'attaque que parce que l'on m'y pousse... le lion jeté dans la fosse montre forcément les griffes...
Pour ce qui est de ces vers... recopie-les en un journal et torche-t'en la nuit venue... ces chiadés manuscrits en ressortiront sûrement grandis... quant à moi, je ne fréquente pas assez la merde pour porter mon attention à ces éructations laxatives...
Sur ce...
Ecrit par : jmy | 14 mai 2008
J'aime !
Puisses-tu habiter la tranquilité de ces mots là. Parce que la sensualité, (même naïve, surtout même), est au mot ce que l'expiration est au souffle, un souffle plus long, un mot qui dure et qui bâtit.
Bonne soirée.
Ecrit par : rémy | 14 mai 2008
Merci Camille! Et merci Rémy! Oui c'est ça, c'est de la sensualité naïve, exactement!Merci encore.
Jérémy, sache qu'aucun de mes textes ne te concerne ou ne te raconte. Sincèrement, je n'ai pas pensé à toi en écrivant les "nous n'irons pas plus loin", et je suis très surprise que tu t'investisses autant. Je vais continuer cette série, car je la trouve très prometteuse.
Merci de ta visite, mais...
Ne reviens pas cracher par là.
Ecrit par : Nini | 15 mai 2008
Chère Illustre naive :)
il n'y a aucune rancoeur dans tes textes , et pas de naiveté betasse , justement toute la différence est là
un souffle qui bâtit comme le dit Rémy, plein de vie,
ta propre voix
qui n'est pas celle d'un autre.
bizs:)
Ecrit par : if6 | 15 mai 2008
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