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16 avril 2008
Conneries d'idées
« Je me dis des fois, c’est pas si mal, tout ça… ».
Il ferma le cahier crasseux pour jeter un œil dans la rue par la fenêtre. La rue, bruyante, tapageuse, la rue, débusqueuse, sa meilleure amie. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas fait émerger toutes ces conneries d’idées sur le papier. Faut dire qu’avec la recherche d’un travail à dignité indéterminée, les embrouilles avec la dernière femme qu’il avait aimé, et cette histoire de cafards qui voulaient pas décoller de son appartement, la vie, le temps, ces choses là, il n’avait plus eu le temps pour y repenser.
Mais certains soirs comme celui-ci s’imposaient, élus par une sorte de destinée de midinette, pour écrire, et décrire, et décharger sur un cahier le lot de choses à ne pas garder.
« Et puis…, se dit-il, et puis autant faire un saut au bar pour voir ce qui a changé. »
Au bar, rien ne changeait. La lumière opaque, toujours, tamisée, la fumée des cigares, toujours, l’herbe planquée par trois voyous de série télé, toujours cette odeur d’alcool et de fin de soirée, ça ne changeait pas. C’était bien.
Parce que c’était ce qu’il lui fallait, il entra sans douter ; et commanda son énième coca, pour pas être ivre comme tous ceux qui touchent le fond.
Le fond pourtant s’il ne l’avait pas touché, il pouvait au moins le sentir du bout des doigts. Le fond en dents de scie, celui qui ne pardonne pas, le fond. En cinq ans, il n’avait pas évolué d’un cheveu. En revanche, ses cheveux étaient un peu tombés.
C’était la faute de personne. Le temps, la pluie, ces jours pourris, tous ces soucis, c’est le lot de tout un chacun faut pas se biler, c’est le lot de toute une vie.
C’était la faute de personne.
Sa rancœur cet amateur la gardait pour lui. Tout excès de plainte était condamnable pour cet homme assez fort pour supporter toutes ces contraintes, tous ces années à prêcher le faux sans faire exprès, ces années brûlées qu’on ne retrouve plus que dans de vieux cahiers.
La vérité de ce monde, il l’avait toujours pensé, c’était que le monde en comprenait deux : ceux qui y étaient, et les autres, en marge, qui erraient, et qui pouvaient bien créer un deuxième monde tant ils étaient nombreux. C’était sa théorie, sa seule fierté, jamais exposée, jamais développée, jamais saisie, même pas brevetée.
Et puis le coca finalement, c’était pour les fillettes.
Vodka.
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Commentaires
Ce serait trop c.. de répéter mon commentaire d'avant non? C'est beau! Le monde est en marge. C'est clair.
Ecrit par : Rémy | 16 avril 2008
... pas fini en fait :), en marge des idées, en marge des mots, dans les vapeurs de clopes ou un arrêt de souffle. C'est clair.
Ecrit par : Rémy | 16 avril 2008
merde alors. C'est dur!
Ecrit par : léa | 17 avril 2008
Hé Salut Léa! C'est ma Léa ou juste une Léa(qui serait tout autant bienvenue)?
Salut Audrey!
Salut If!
Ça fait plaisir de voir vos commentaires.
Merci à tous, mais vous battez pas Rémy!
Ouais c'est vrai que c'est dur Léa. J'avais écrit çà dans le cadre d'un concours de nouvelle, mais j'avais abandonné.
Enfin bref,il devait y avoir une suite, mais en fait non...
Bises
Ecrit par : Nini | 17 avril 2008
c'est lea-qui-pue-un-peu-des-pieds-des-fois-mais-moins-que-toi. ouh je vais me faire taper!
Ecrit par : lea | 17 avril 2008
Eh arrête!! j'essaie de passer pour une intellectuelle sur mon blog alors parle pas de mes pieds qui puent!
Bon, j'ai confirmation que c'est bien ma Léa au moins!
Je t'appelle dans les prochains jours (promis juré!!!)
bisous ma Léléchouchinounette!
Ecrit par : Nini | 17 avril 2008
oui le Rémy, il fait fort là, bon, (hé c'est pour rire que je dis ça , j'aime beaucoup son blog, mais je n'ai pas trop le temps en ce moment d'aller laisser des coms...
c'est donc un début de nouvelle, hé bien oui why not, à retravailler un peu ?
à laisser au fond d'un tiroir et à ressortir dans quelques temps
ça fait du bien le repos pour les mots!
non sans blague, j'adore les nouvelles, les trucs brefs ,
je vais essayer de remettre un texte que j'avais commencé , que j'aime beaucoup mais faudrait faire la suite,
pas évident quand on a peu de temps.
bisous nini, passe un bon wikend. :)
Ecrit par : if6 | 18 avril 2008
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