« 2008-01 | Page d'accueil
| 2008-03 »
24 février 2008
Sweet Sun day
Dimanche clair comme un pan de la lune
Sans éclair sans rage sans rancune
A jeter ses mains dans la pâte sucrée
Et laisser pour demain les notes salées.
Dimanche rirophage sans richesse de plus
Qu'un bout de chemin, un petit talus
Sur lequel on ne marche qu'un peu
Mais où l'on se promène surtout, les yeux dans les yeux.
19:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 février 2008
Aux précieux ridicules
Je voudrais rire de ces pseudo savants
Savamment ridicules
Qui tapissent nos visages de leurs proverbes assassins,
Maximes muettes, qui disent tout, et surtout rien.
Ces philantropes, misanthropes, philosophes
Au défi pathétique de bien écraser autrui
Ces âmes sans pitié, sans profondeur, pleines de cloques
Qui éradiquent autour d'elles toute trace de justesse.
Je voudrais rire de ces narrateurs à omni-ellipse
Qui voient dans leurs bavures coupées de silence
L'empreinte remarquable d'un génie foudroyant.
Malheureusement, je ne ris pas.
Je pleure de vous que je n'aime pas.
Je voudrais rire, être cynique
Mettre à nu vos coups bas.
S'il faut en rire, attendez moi.
01:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16 février 2008
Il y en a qui
Il y en a qui
Vous passent à côté de la vie
Comme un point de côté
Avec un rictus trop osé
Qui vous déchire l'envie;
Il y en a qui
Font de vos joues des tissus à fouetter
De vos ombres des cafards à tuer
De votre amour tout un monde à mépriser.
En silence sans bruit
Ceux qui décoivent et puis tant pis
Ceux que l'on aime:
Nos ennemis.
Il y en a qui
N'ont pas peur
de nous perdre, ouvrent nos journaux
Avec un rire moqueur
Il y en a qui
Vous font croire que tout est aisé
Puis vous laissent au fond du puit
Sans regretter.
Il faut s'y habituer.
23:44 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04 février 2008
Complainte de la Plume
Je n'existe pour personne
Au sein de bouquets de battements
Je n'existe qu'à l'heure creuse
Où le monde s'effondre en baillements.
La gamme a trop de notes
L'archer trop de poids
La phrase m'écrase la phrase dénote
J'écris le mot mais il se noie.
Stupeur de la plume qui fond
En larmes sur le papier
Et l'encre coule comme la pluie
Qui tam-tam sur le bord de l'orée.
Effrayante nuit où tout s'achève
Voyage sans but et sans lendemain
Lettres idiotes sans une sève
Pour raviver des mots-témoins.
Je n'existe pour personne
Que pour la gomme qui m'efface
Et me grifonne me griffe me vole
Mes si petits éclairs de grâce.
12:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 février 2008
Urban tells 2
La pipe géante
Encercle les portails rouillés.
Il fume, il fume, il vante
Dans la ville hantée.
Les silhouettes piétinent
Et embrasse les feux des réverbères
Légèreté sous couleur d'épine
Dans leur regards éphémères.
Le poête dans la rue
Cherche matière à s'émouvoir
Mais ne trouve que poussière et détritus
Que restes, lambeaux de mémoire.
Les photographes épient l'asphalte
La boulangère palpe et enfante le pain
De ceux qui n'ont jamais faim
Le fleuriste effleure la fin
Des fleurs fanent et personne n'en prend soin.
C'est la ville que l'on voit
Derrière cet écran d'étouffement
Cette grisaille environnante
Ce soupir languissant
Cette voix métallique en contre bas de la montagne.
Sieste et paix pour ceux qui croient encore
Lanterne allumée le soir sur les relans de rancoeur
Ici c'est le théâtre du tous les jours
De l'abandon, de la friture.
De l'ignorance en fine panure.
Et le ciel informe les bienheureux
Qu'un jour de plus s'en est allé
Un jour de moins disent les miséreux
Un jour encore, pensent les damnés.
15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
