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03 février 2008
Urban tells 2
La pipe géante
Encercle les portails rouillés.
Il fume, il fume, il vante
Dans la ville hantée.
Les silhouettes piétinent
Et embrasse les feux des réverbères
Légèreté sous couleur d'épine
Dans leur regards éphémères.
Le poête dans la rue
Cherche matière à s'émouvoir
Mais ne trouve que poussière et détritus
Que restes, lambeaux de mémoire.
Les photographes épient l'asphalte
La boulangère palpe et enfante le pain
De ceux qui n'ont jamais faim
Le fleuriste effleure la fin
Des fleurs fanent et personne n'en prend soin.
C'est la ville que l'on voit
Derrière cet écran d'étouffement
Cette grisaille environnante
Ce soupir languissant
Cette voix métallique en contre bas de la montagne.
Sieste et paix pour ceux qui croient encore
Lanterne allumée le soir sur les relans de rancoeur
Ici c'est le théâtre du tous les jours
De l'abandon, de la friture.
De l'ignorance en fine panure.
Et le ciel informe les bienheureux
Qu'un jour de plus s'en est allé
Un jour de moins disent les miséreux
Un jour encore, pensent les damnés.
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