20 novembre 2009
-- tout s'envole --
Tout s'envole! tout s'envole!
L'amour la paix et l'enfance qui
rigole
Oui tout dégringole
Et je me sédentarise dans l'alcool.
Tout s'envole! tout s'envole!
Et je n'ai pas fait un pas.
Oui tu le vois tout le monde
s'en va
Ta mère la mienne les souvenirs
Déjà plus là.
Tout s'envole! tout s'envole!
Ce qui était installé s'est juste
envolé!
Mes liens mes rires mes
grands projets!
Foutu vent qui vous a tous éloignés.
Tout s'envole! tout s'envole!
Du papier mouillé sur l'asphalte noir
Des notes rouillées sur un piano couard
Des sourires de réceptionniste à t'en foutre des crampes
Que tu gardes sous le coude
Eh! toi d'avant l'envol!
le chantre!
Tout s'envole et avec toi les mots
Et avec toi le rêve
Et avec toi les coeurs
Et avec toi
mes trèves.
Tout s'envole, sans heure
Je suis toute seule
Et j'ai cinq ans.
Je suis toute seule
Dans l'en ce moment.
00:05 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11 novembre 2009
Mercredi
Pluie
Derrière le rideau en taffetas
Je n'ai lu que des livres
Qui me parlaient de toi
De tes romances
De ton absence
De tes souffrances
Tes souffrances...
Pluie
Comme un autre mercredi
Je te promène dans ma mémoire
Histoire de te faire vivre
Encore ce soir
Te raviver
De dérober
Et t'insuffler
Le souffle volé.
Pluie
L'année dernière aussi
Sur un jour triste comme une vie
Sur un jour à crever d'ennui
Je n'ai lu que des livres
Qui me parlaient de toi
14:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10 novembre 2009
Le temps que l'on course
Je t'ai vue marcher dans un rayon du supermarché.
Je ne me l'explique pas, mais je me suis caché. Toi, te voir, me voir, me voir moi, te regarder toi.
Non.
Enfin, j'aurais pu, peut-être...j'aurais pu, peut-être, cesser de me cacher derrière les bouteilles en verre et venir te saluer.
Te demander de qui il est, ce bébé.
Si tu as réussi à avancer
A oublier.
J'aurais pu devenir courageux comme je l'étais à l'âge où je t'avais charmée. Te sourire et te reprendre pour moi.
Te garder pour de bon;
Ne pas laisser choisir pour moi
Bon sang, j'aurais pu faire ça...
J'aurais pu faire ça?
Et puis le verre m'a laissé te voir à travers les étiquettes, dans ton manteau tout blanc, avec tes cheveux tout noirs, et tout bouclés. Ton visage pâle, qui n'a confusément pas changé.
La vache, t'es belle comme celle que j'ai failli épouser.
Et le bébé. En ceinture, sous tes seins, dans ton ventre, caché pendant encore un ou deux mois.
Le bébé.
Pas le mien, putain.
J'ai cherché vaguement ce que j'allais dire si on se croisait à la caisse après
Comment formuler les regrets
La vie manquée
Les souvenirs sucrés des plus belles de mes journées
Passées à être à toi, et à te posséder.
Et j'ai laissé tomber tout ça, pour me mettre à désirer d'être le papa.
A compter les mois, au cas où ce serait possible qu'il vienne de moi.
Mais toi et moi c'était il y a mille ans
C'était pas moi.
Pas moi, putain.
je te voyais flou dans les bouteilles mais t'étais
sereine -bien que floue-
et mes idées aussi étaient floues
et je voulais tout bousculer, tout chambouler tout casser venir te reconvaincre qu'il faut m'aimer
Te faire un powerpoint pour t'expliquer
Que toi et moi c'était parfait
Mais c'était il y a mille ans
Et le bébé,
le bébé...
Pas de moi,
Pas le papa.
Putain.
Tu t'étais déjà évaporée.
Crétin.
20:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 novembre 2009
La Bovary
Lettres refusées
A demi ignorées
Souffle ami inaudible à présent
Absence fluide des présents d'avant
Déception sur déception
Rodée d'attendre en vain
Des réactions
Et si j'aimais trop de monde
Et si j'avais le coeur trop long?
Colère noire et inexplicable
Déclenchée par le grand silence
Inexploitable
De ceux qui nous tournent le dos
Avalés par la vie
Par l'hiver
Par l'égo.
A qui l'on pense
En fixant l'eau sur les carreaux.
Furie blanche et viscérale
Annoncée par le fantôme tranchant
Des non-dits fatals
Des non-reçus flagrants.
Moi qui croyais n'aimer personne
Et qui n'aime en fait que tout le monde
Et qui le soir encore s'étonne
De ne pas en recevoir l'onde
Lettre refusées
Froisées brulées dans la cheminées
Mes lettres d'amour et d'amitié
Lues rapidement puis oubliées.
Moi qui pour n'être qu'une Bovary
M'en crois trop souvent punie.
Arrogante largesse de coeur
D'avoir voulu aimer le monde
Naiveté qui tourne à l'aigreur
Face a la solitude
Qui m'innonde.
23:56 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02 novembre 2009
Sans titre
La route est vide,
Le chemin est long
L'attente insipide
Le résultat abscons.
Je marche à tatons
En t'attendant
Tu t'entêtes à tarder
Et le temps est trop long.
Je me perds dans le tissu
De mille chimères déçues
Je m'éviscère dans les vices
Que l'on me sert crus.
Je suis seule sur un plateau de jeu
Dont je reste le pion
Je m'éloigne, je disparaîs un peu
Et m'enlève sans rançon.
Je me bats contre une horloge en verre
Qui me pique de ses aiguilles amères
Mon armure est en eau je le crois
Et en larmes et en terre et en
désarroi.
Je me déserte, je me quitte
Je me reproche ma faillite
Je tourne en rond comme un carré
Je contrecarre les illusions.
Je suis un livre sans titre
Un projet sans nom.
23:32 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
